La 18ème Conférence des Parties (COP-18) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et 8ème Conférence des Parties siégeant en tant que réunion des parties au protocole de Kyoto, a commencé le 26 novembre et aura lieu jusqu’ au 7 décembre 2012 à Doha (Qatar).

Cette conférence est la première à avoir lieu, depuis l’établissement de la « Plateforme de Durban pour une action renforcée ». Au terme cette dernière, le Plan d’action de Bali avait été déverrouillé en établissant un nouveau groupe de travail chargé d’élaborer le régime climatique post-2020.

Le but était que ce groupe prenne la forme d’un protocole, d’un instrument juridique ou d’un résultat concerté ayant force de loi. Ce nouveau régime, qui inclura toutes les parties, devra être achevé au plus tard en 2015 et entrer en vigueur en 2020.

Pour éviter un vide juridique entre la première période d’engagement au protocole de Kyoto (fin le 31 décembre 2012) et l’entrée en vigueur du régime climatique post-2020, les pays industrialisés – à l’exception du Canada et des États-Unis – ont accepté de s’engager pour une seconde période.

Par conséquent, le succès des négociations de la Plateforme de Durban est intimement lié aux discussions qui auront lieu à Doha, en vue de reconduire le Protocole de Kyoto après 2012. Celui-ci devrait donc se remettre en route jusqu’en 2015, date de la signature d’un accord mondial.

D’autres questions seront évoquées, quand à la prolongation de l’aide accordé aux pays en développement (30 milliards de dollars mobilisés à aujourd’hui). Sans cette aide, il sera difficile de les motiver dans une politique d’adaptation qui peut sembler les concerner moins que les pays industrialisés, ou qui peut sembler ne pas être dans leurs priorités actuelles.

Egalement, à l’échelle européenne, le rôle de ces pays sera d’agir dans la continuité de Durban, en programmant la signature d’un accord mondial en 2015. L’objet de la concrétisation de ce dernier passera par un consensus avec les Etats-Unis et la Chine, principaux émetteurs de GES, ainsi qu’avec les autres pays émergents et en développement.

Les enjeux sont donc considérables, en résumé:
- Une seconde période d’engagement pour le protocole de Kyoto avec tous les acteurs engagés.
- La négociation d’un accord post 2020, incluant cette fois les pays émergents et les Etats-Unis.
- Création d’un fond vert pour l’atténuation du changement climatique et l’adaptation. La continuité des 30 milliards de dollars d’aide pour soutenir les pays en voie de développement à s’adapter au changement climatique, et permettre à partir de 2020, de réunir 100 milliards de dollars de plus chaque année.
- La mise au point de l’accord commencé lors de la convention de Durban.

L’urgence est là, et la tâche sera lourde. Si le but d’ici 2020 est de limiter l’augmentation des températures en-dessous de  2°C et les emissions mondiales en dessous de 44 milliards de tonnes d’équivalent carbone; en 2012 les émissions mondiales sont déjà estimées à environ 50 milliards de tonnes.

Sources et plus d'information:
- CCNUCC: http://unfccc.int/ 
- Developpement-durable.gouv: http://www.developpement-durable.gouv.fr/De-Rio-a-Doha-20-ans-de.html
- Actualités News Environnment: http://www.actualites-news-environnement.com/29608-emissions-action.html
- Réseau Action Climat: http://www.rac-f.org/COP18-MOP8-Doha-2012
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