2012 était une année importante pour l’action internationale contre le changement climatique. Elle marquait la fin de la première période de mise en œuvre du protocole de Kyoto (2005-2012), seul accord international sur le climat qui soit juridiquement contraignant. 

Vers un Kyoto II
Doha a mis en exergue que la prise de conscience n’était pas encore là, et que certains dirigeants ne mesuraient pas les conséquences d’un non réengagement d’un Kyoto II.  Vers la moitié des négociations, seul les pays Européens les 27, la Croatie, la Norvège la Suisse ainsi que l’Australie s’étaient engagés.

Finalement 8 ans ont été décidés, avec une remise en considération de la réduction des GES de 25% à 40 % pour les pays ci dessus soit jusqu’en 2020 (à noter que ces Pays représentent seulement 15% des émissions de GES au niveau mondial). A la fin des négociations au 8 décembre 2012, un accord à l’arrachée (souligné par la présidence de L’ONU) fut signé avec selon les intervenants Russes, « un passage en force » . Seuls les pays vu ci-dessus se sont réellement engagés à appliquer le protocole Kyoto II de manière rigoureuse, le reste des pays malgré la signature, réexamineront le traité dans les lois à venir, avec par exemple, les Etats-Unis qui pointaient du doigt certains éléments du texte dont ils ne sont pas en accord.

Les aides des pays développés 
L’autre sujet sensible sur les aides, qui devaient se mettre en place pour aider les pays en voie de développement à faire face au changement climatique a patiné.

En résultat, les Etats Unis et y compris l’Europe s’y sont refusés mettant en avant la crise économique. Les 60 milliards prévus de 2012 à 2015 ont été revus, et seul certains pays concèdent s’y engager d’une certaine manière. Pour faire durer la négociation jusqu’en 2015 et pour laisser une porte entre ouverte aux négociations, avec par exemple le Royaume Uni qui a promis de dépenser environ 2 milliards d’euros.  Le prochain point sur ces aides sera revu en 2013 à Varsovie lors du prochain rendez-vous climat encouragé vivement par les pays en développement.

En conclusion
Cette conférence aura donc marqué la continuation de l’enlisement des négociations pour le changement climatique, malgré l’appel et le rappel d’un nouvel évènement qui était celui des Philippines, avec plus de 500 morts après le passage de Bopha.

Ban Ki moon, a estimé que l’accord signé à Doha était une première étape, et qu’il posait les jalons pour 2015, en rappelant que la prise de conscience devait être globale, et que l’ensemble des acteurs (entreprises, populations, sociétés civiles..) devait agir pour réduire le réchauffement climatique en dessous 2°C.

Sources et plus d'information: 
Doha-COP18: http://www.cop18.qa/en-us/homepage.aspx
RAC-F: http://www.rac-f.org
Le Monde: http://www.lemonde.fr
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