Partant d’un constat de mortalité des forêts liée à des phénomènes de sécheresse à grande échelle et sur tous les continents, des chercheurs de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), associés à un groupe de recherche international, se sont penchés sur les mécanismes à l’origine de cette sensibilité.

Le système vasculaire des arbres transporte tous les jours des centaines de litres d’eau. Ce système hydraulique est en permanence soumis aux contraintes de l’environnement et se trouve en rupture d’équilibre lors d’un épisode de sécheresse. Un phénomène de cavitation apparait alors caractérisé par des bulles d’air qui rompent la colonne d’eau. La résistance à la cavitation est un trait primordial pour expliquer la capacité de survie d’une espèce en cas de sécheresse.

Ces travaux de l’INRA permettent comprendre pourquoi les dépérissements des forêts provoqués par les sécheresses se produisent non seulement dans les régions arides, mais aussi dans les forêts humides, non considérées à risque jusqu’à ce jour. Ils contribueront à une meilleure modélisation de la résistance des écosystèmes aux épisodes de manque d’eau et débouchent sur la recherche de génotypes plus résistants, comme, par exemple, un hybride du pin maritime et du pin brutia pour les forêts de demain.

Cette analyse des causes de dépérissement s’inscrit dans la même démarche de suivi de l’état de vigueur des forêts que l’action Télédétection de l’OPCC qui vise à suivre l’évolution des états de peuplements forestiers et établir un repérage précis des situations à risques.

Références : Choat B. et al. Global convergence in the vulnerability of forests to drought. AOP Nature, 21 novembre 2012. DOI: 10.1038/nature11688.

Pour aller plus loin : http://www.inra.fr/presse/vulnerabilite_foret_secheresse
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