solacroupL’Agence de l’Eau Adour-Garonne est un acteur très engagé en matière d’adaptation au changement climatique. En témoigne sa démarche prospective « Garonne 2050 » dont l’objectif est d’établir « au sein d’une démocratie de l’eau » une vision partagée de l’avenir de l’eau dans le bassin ainsi que la définition d’une stratégie d’adaptation concertée. Franck SOLACROUP est Directeur du département « Programme, planification, prospective et évaluation » (D3PE) au sein de l’Agence. Il partage avec nous sa vision des enjeux et des actions à mener vis-à-vis du changement climatique.

Quelles sont les actions de l’agence de l’eau en matière d’adaptation au changement climatique ?

Notre mobilisation autour du changement climatique n’est pas nouvelle et, dès 2007, l’organisation du colloque « changements globaux : les enjeux pour l’eau » révélait notre investissement sur le sujet. En effet, notre bassin qui connait déjà des tensions récurrentes autour du partage de l’eau sera particulièrement impacté par le réchauffement climatique. L’évaporation accrue liée à l’augmentation des températures conjuguée à une pluviométrie stable ou réduite jusqu’à 15%, amènera nos rivières à avoir des débits plus faibles. Pour le bassin de la Garonne, les simulations donnent ainsi à l’échéance 2050 une diminution de 20 à 40 %. La baisse de 30 à 60 % des précipitations neigeuses, des hauteurs de neige et des durées d’enneigement vont amener certains cours d’eau d’un régime nival à un régime pluvial, synonyme d’étiages plus précoces.

Nous encourageons donc toutes les actions en faveur des économies d’eau dans tous les domaines, à la réutilisation des eaux épurées, à la mobilisation optimale des ressources en eau existantes voire à la création de retenues d’eau lorsque cela est pertinent. Dans les zones les plus déficitaires, des changements d’assolements sont accompagnés.

Comment l’agence de l’eau a-t-elle perçu les travaux de l’OPCC jusqu’à présent ?

Même si la finalité et l’échelle territoriale de nos organismes sont différentes, nous avons un rôle majeur à tenir pour renforcer les connaissances sur les enjeux et sensibiliser les différents acteurs pour les amener à la décision. En tant que partenaires associés à l’OPCC, plusieurs études ou projets accompagnés par l’Agence ont été répertoriés puis mis à disposition par vos soins auprès des acteurs. Nous avons également dans nos conseils scientifiques (présidé pour nous par Anny CAZENAVE, une des expertes françaises du GIEC) des personnalités communes dont par exemple Maria del Carmen Llassat.

Quels sont les potentiels axes de collaboration à venir entre l’OPCC et l’agence de l’eau sur la thématique de l’eau dans les Pyrénées ?

La gestion des étiages et des risques de crues, la protection de la ressource pour les besoins futurs, la conciliation entre production hydroélectrique et préservation des milieux, la préservation des zones humides sont autant de sujets que nous avons tout intérêt à traiter conjointement sur les zones de montagnes. Conjuguer nos efforts pour mobiliser les acteurs est une noble ambition que nous devons poursuivre pour par exemple contractualiser avec eux comme nous l’avons fait avec le parc national des Pyrénées et les gestionnaires de refuges de montagnes.

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