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                                                                                           Image satellite du massif des Pyrénées le 12 février 2013. Source : Simon Gascoin, CESBIO


La neige joue un rôle essentiel dans la dynamique hydrologique actuelle des bassins versants pyrénéens. Ce rôle est actuellement encore trop peu documenté alors même que la neige est peut-être la facette du cycle de l’eau pyrénéen la plus exposée au changement climatique.

La dynamique spatio-temporelle du manteau neigeux doit être étudiée en climat présent pour pouvoir anticiper les effets du changement climatique sur la ressource en eau dans les prochaines décennies. Seule la télédétection spatiale permet une observation directe à haute fréquence de la variabilité des surfaces enneigées depuis une échelle aussi vaste que celle du massif pyrénéen jusqu’à celle du petit bassin versant de haute montagne.

Une étude menée par Simon Gascoin au Centre d'Etudes Spatiales de la Biosphère (CESBIO*), dans le cadre de l’OPCC, propose de mettre à profit la télédétection pour l'observation et la modélisation de la neige à l'échelle du massif entier et à l'échelle d'un petit bassin versant pyrénéen dans le Vicdessos (dans l’Ariège, France). Un des aspects étudiés est le rapport entre l’enneigement et la surface couverte par la neige.

Cette technique peut-elle donc nous aider à comprendre ce rapport?. Voyons le graphique suivant (source: Simon Gascoin, CESBIO), qui montre la surface qui est enneigée en moyenne par mois dans les Pyrénées : la surface colorée en bleu indique le minimum et le maximum observés pour la période 2000-2012, la ligne rouge montre les données pour cette année 2012-2013.

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Bien que les chutes de neige aient été exceptionnelles depuis le début de l’hiver (source Météo-France), en janvier on constate encore que la surface enneigée était dans la « normale » des dernières années, car il n'a pas fait suffisamment froid pour que la neige soit présente à basse altitude. Par contre, au mois de mai la surface enneigée devient vraiment extraordinaire (on dépasse le maximum mensuel observé depuis 2000). Cela est dû au fait qu’il faut plus de temps que les années précédentes pour épuiser le stock de neige de cet hiver, et que les températures ont été plus baisses pendant le mois de mai. La surface enneigée diminue donc plus lentement que d'habitude ce printemps-ci.

Ainsi, on se rend compte que l’évolution des moyennes des températures mais aussi la caractérisation des extrêmes, comme ceux observées cet hiver dans les Pyrénées, sont indispensables pour bien comprendre et documenter les effets du changement climatique.

 
* CESBIO est partenaire de l’OPCC pour l’action télédétection. Plus d’information sur les sites de l’OPCC et du CESBIO (Simon Gascoin).
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