La communauté climatique française réunissant principalement le CNRS, le CEA, Météo-France, l'UPMC et l'UVSQ (notamment a travers l'IPSL1, le CNRM2 et le CERFACS3) vient de terminer un important exercice de simulations du climat passe et futur a l'échelle globale.

Ces nouvelles données confirment les conclusions du dernier rapport du GIEC4 (2007) sur les changements de températures et de précipitations à venir. En particulier, elles annoncent à l'horizon 2100, pour le scenario le plus sévère, une hausse de 3,5 à 5°C des températures, et pour le plus optimiste, une augmentation de 2°C. Mis a disposition de la communauté internationale, ce travail sera utilise par le GIEC pour établir son prochain rapport, a paraitre en 2013. Il donne des indications et des tendances sur le climat futur à l'horizon 2100 mais également, fait nouveau, sur les trente prochaines années.

scnarios giecUne façon pour les climatologues de tenter de répondre aux attentes de plus en plus précises des élus ou entreprises charges de construire des infrastructures ou lancer des plans d'adaptation: quels sont les effets à attendre du réchauffement climatique, pas seulement en 2100 mais des les décennies à venir, et quels sont les impacts possibles selon les régions?

"Les gens qui ont des décisions à prendre n'aiment pas qu'on leur dise que le réchauffement s'étale entre 2°C et 5°C. En général, ils nous renvoient dans nos labos en disant : “vous reviendrez nous voir quand vous en saurez plus...", constate Stéphane Hallegatte, ingénieur Météo-France, chercheur au Centre international de recherche sur l'environnement et le développement (Cired).

Une première réponse sera de consacrer un chapitre du prochain rapport du Giec aux effets du changement climatique sur les "10 à 30 ans" à venir.

"Un vrai challenge", souligne toutefois Christophe Cassou, charge de recherche au CNRS.
"Contrairement à l'intuition, il est plus difficile de faire de la prévision décennale que de prévoir la réponse du climat en 2070 ou 2100", en raison de l'influence plus forte de la variabilité naturelle du climat sur le court terme que sur le long terme.

L'autre "challenge" auquel s'attellent les chercheurs est de "régionaliser" de mieux en mieux leurs résultats mais, la aussi, c'est souvent plus aise a l'horizon 2100 que pour les "10, 30 ans" a venir.

Encore perfectibles, ces modèles numériques constituent néanmoins la "seule façon de regarder vers le futur", rappelle le glaciologue Jean Jouzel, car "on n'a pas d'analogie dans le passe de ce vers quoi nous allons."

Sources:
http://france.meteofrance.com/france/actu/archives/2012/2012?page_id=15250&document_id=26328&portlet_id=83190

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Les-climatologues-francais-affutent-leurs-scenarios-sur-le-rechauffement.htm?&rub=20&xml=newsmlmmd.3ea9fb2f32dfc788ecba16438d0475a0.281.xml

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